Classé dans : Vues du Terroir
La foire internationale de Bordeaux, une des plus grandes foire de France, c’est plus de 350 000 visiteurs, et 2300 exposants regroupés en 2011 en 4 pôles : Maison et environnement, International, Loisirs et vie pratique, et le Salon de l’Agriculture Aquitaine. C’est l’occasion tous les ans de mettre à l’honneur les produits régionaux d’Aquitaine.
Dans l’espace du Conseil Régional d’Aquitaine et de son agence de promotion des produits agroalimentaires de l’Aquitaine, l’AAPrA, se concentraient divers stands mais c’est celui de la filière de la fraise du Lot-et-Garonne qui a attiré le plus notre attention.
En effet, cette filière très dynamique présentait leurs activités et l’obtention du Label Rouge pour 3 variétés : la Charlotte, La Gariguette, et La Ciflorette. Pour plus d’information consultez le site de l‘AIFLG. 
Présent également un stand de dégustation de vins d’Aquitaine, l’Oenothèque, qui vient en complément du traditionnel concours des vins d’Aquitaine.
Le stand du Cercle Culinaire proposait tous les jours des cours de cuisine sous la houlette du chef Vincent POUSSARD, qui anime également les cours de cuisine au Quai des Saveurs à Bordeaux, et qui en présence de chefs de la région, nous ravissait de recettes, trucs et astuces de cuisine.
Enfin, citons le Marché des Producteurs de Pays d’Aquitaine qui permettait de se restaurer avec de bons produits régionaux d’Aquitaine, plus qu’une démonstration pédagogique sur les produits. Nous aimerions voir l’an prochain davantage de filières et de labels informant sur la production, la défense, la distribution, de nos produits régionaux d’Aquitaine.
5 juin 2011
La deuxième édition 2011 du concours culinaire AOC AOP Piment d’Espelette vient d’être lancée : Piment d’Espelette, complice du goût ! Parrainé par Chef Maurice ISABAL du restaurant ITHURRIA à Ainhoa, la thématique est celle des cocktails (avec ou sans alcool*) et mises en bouche pimentées (salées/sucrées). Quels breuvages, quelles bouchées, nous étonnerons, sauront sublimer le piment en nous faisant retrouver l’identité culinaire des produits Basques ? Sans oublier le partage convivial des saveurs. Mais c’est au jury de décider bien sûr des critères. Vous avez jusqu’au 15 mai 2011 pour déposer vos recettes. Le 25 mai les recettes de 9 lauréats seront mises en œuvre pour 3 élus. Le premier prix comprend des chèques cadeaux à valoir pour un séjour gastronomique.
Détail et règlement du concours : Concours 2011, Piment d’Espelette, complice du goût !
* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Sachez consommer et apprécier avec modération
14 avril 2011
La lamproie à la Bordelaise est un plat cuisiné typique du Sud-ouest. Aussi, à Sainte-Terre, on célèbre ce plat et ce poisson depuis 2000. Les 28, 29 et 30 avril dernier, j’ai pu assister dans ce village au bord de la Dordogne, juste au sud de Saint-Emilion, à la fête de la Lamproie avec exposants, ateliers cuisine, et repas autour de la Lamproie à la Bordelaise.
Mais plus qu’une fête, ce village organisait la 2ème université de la Lamproie où se succédaient intronisations de la Confrérie de la Lamproie, films comme celui de Jean-Etienne Bazeille « Dans le sillage de la lamproie », tables rondes… Elle a pour but d’étudier la pêche, l’économie, l’aspect scientifique de ce poisson. Enfin, poisson n’est pas le mot approprié car cet animal aquatique migrateur des eaux côtières et fluviales est une énigme : très primitif, il est sans mâchoires, sans nageoires, serpentiforme, à la bouche ronde et dentelée…
A Sainte-Terre des pêcheurs professionnels continuent la pêche car c’est à cet endroit du fleuve que la Lamproie serait au mieux de sa forme. Et pour notre grand bonheur car la Lamproie a une chair fine et délicate, et la recette de la Lamproie à la Bordelaise avec son vin de Bordeaux et ses poireaux fondus, si bien défendue par la confrérie, est un délice.
4 mai 2010
A l’heure où j’écris ces lignes en ce début octobre, les amateurs de vins de Bordeaux et d’ailleurs scrutent avec attention le ciel et suivent les bulletins météo avec intérêt ; c’est pourquoi je dresse ici un petit bilan des vendanges 2009 dans le Bordelais.
De façon générale, le climat de l’année 2009 demeure jusqu’à présent favorable à la naissance d’un très bon millésime, avec un bon équilibre entre qualité et quantité. Le printemps dans la région de Bordeaux a été pluvieux, juste ce qu’il faut afin de permettre une bonne croissance de la vigne. Cette dernière a donc eu des réserves en eau suffisantes pour l’été sec et chaud que nous avons connu. Les raisins ont pu mûrir dans d’excellentes conditions jusqu’à fin septembre.
Le début et la durée des vendanges varient en fonction des cépages, des terroirs ainsi que des châteaux. La vendange du merlot est par exemple terminée en Pessac-Léognan, alors que la vendange des cabernets vient de commencer.
Pour les vins blancs liquoreux, Thomas Meilhan, dont la famille produit le Château des Coulinats à Sainte-Croix-du-Mont depuis plusieurs générations, nous indique que les vendanges viennent de commencer.
Ce début octobre est une date somme toute classique pour les liquoreux des vins de Bordeaux, mais l’été a permis une très bonne maturité. Les quelques pluies récentes,
ainsi que les premiers brouillards de fin septembre, ont apporté l’humidité nécessaire au développement du botrytis, cette moisissure noble, et les raisins ont bien séché avec le beau temps. Aux premières tries (premier passage des vendanges), le raisin est chargé naturellement de 19 à 21° d’alcool, avec un très bel équilibre entre sucre et acidité.
Peut-être une année exceptionnelle pour les vins de Bordeaux ?
23 octobre 2009