Le Bordeaux Clairet est un vin intermédiaire entre le vin rouge et le vin rosé, plus proche de ce dernier cependant. Si le vin rosé de saignée est vinifié à partir du jus de raisin écoulé dés la vendange cueillie, le Bordeaux Clairet est réalisé à partir d’un jus qui macère 24 à 36 heures dans le raisin, lui donnant ainsi une couleur un peu plus foncé, une structure légèrement plus tannique. Le Bordeaux Clairet a hérité de son nom des Britanniques qui importaient le vin français dés le moyen âge, et le trouvaient de couleur rouge peu soutenue. En effet, à l’époque, la méconnaissance des techniques de vinification ne permettait pas la maîtrise de la première fermentation de la vendange, le vin macérait peu et ne se colorait pas comme les vins rouges d’aujourd’hui. Ils l’avaient baptisé ainsi « French Claret », vin clair français, puis Clairet Français. La tradition se perpétue aujourd’hui pour continuer la production de ce vin unique. Pour bénéficier de l’appellation Bordeaux Clairet le viticulteur doit respecter un certain nombre de contraintes qualitatives comme un rendement limité à 55hl/ha, analyses chimiques et tests de dégustation.
Le cépage Merlot est souvent le plus dominant. Le Bordeaux Clairet se caractérise par sa légèreté, sa fraicheur, et son intensité aromatique. De robe d’un rubis lumineux, il développe des arômes de fraises, groseilles, sirop de grenadine, sur des notes souvent acidulées en bouche.
Terroir & Délices à sélectionné deux Bordeaux Clairet, le Château Cajus en appellation Bio et le Joly Rivage du Château Beau Rivage, en conversion en agriculture biologique.
12 août 2010
Qu’est ce qu’un vin Bio ?
Nous appelons communément le vin Bio un vin produit à partir des raisins issus de l’agriculture biologique. Cette appellation, associée au respect de l’environnement, au respect des écosystèmes, à la garantie d’une meilleure santé publique, impose des règles agronomiques strictes. Ainsi le viticulteur s’interdit tous pesticides chimiques et désherbants. Il est contraint de labourer bien plus qu’en agriculture conventionnelle afin notamment d’oxygéner les sols, et d’utiliser des traitements et engrais naturels. Ce travail de l’homme supplémentaire engendre une augmentation des coûts de production qui, ajoutée au rendement plus faible, implique un prix de vente supérieur. Et parfois ce travail de la vigne est rendu plus long et fastidieux quand la vigne se cultive sur des coteaux, comme par exemple pour le Clos Lapeyre, blanc sec ou moelleux « Bio« , d’appellation
Jurançon, sur les premiers contreforts des Pyrénées. Enfin, passer de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique n’est pas chose facile. Il faudra plusieurs années de conversion, une période probatoire et beaucoup de contrôles pour bénéficier de la certification AB.
Et la vinification Bio ?
L’appellation Bio s’arrête à la culture de la vigne. En effet il n’existe pas à ce jour de cahier des charges pour la vinification du vin, même si l’Europe y travaille. Mais les vignerons qui mènent cette démarche le font par philosophie, conviction, et s’efforcent de vinifier de la façon la plus naturelle qu’il soit. Ainsi, François Landais, du Château La Caderie qui produit du Bordeaux Supérieur et du Bordeaux Blanc sec, s’attache à vinifier avec très peu de sulfites. Le souffre, antibactérien et antioxydant, permet s’il est utilisé sans excès, une bonne conservation du vin sans altération du goût. A trop fortes doses il est responsable des maux de tête et provoque pour certains des allergies. Les taux imposés en Bio sont deux à trois fois moins élevés qu’en conventionnel. Le Château La Caderie descend bien en deçà des 90 mg/l autorisés pour le blanc, et a obtenu la certification Bio Suisse plus stricte dans ce domaine.
Témoignage en vidéo de François Landais, Mélusine Ampe, Château La Caderie : http://www.youtube.com/watch?v=q6L5Z75RF_Q

21 juillet 2010